Turbo

Les certificats turbo, sont des produit dérivés offrant un très fort effet de levier, ce qui les rend très attrayant au regard des investisseurs et des spéculateurs.

Propriétés du turbo

Le turbo est assimilé à un produit dérivé, action ou indice il s’agit donc d’un instrument financier qui se base sur l’évolution d’un sous-jacent. A l’instar des warrants, les certificats turbo permettent de procéder à un achat (call) ou une vente (put) d’un sous-jacent, à un prix prédéfini à l’avance dit strike.

Le fonctionnement du turbo est proche de celui des warrants, vu que cet outil permet de miser sur une valeur ou un indice à travers un certificat  à un prix bas et bénéficier par la suite de l’effet de levier pour réaliser d’importants gains.

La durée de vie du certificat turbo est limitée dans le temps, une fois l’échéance est atteinte le certificat ne vaut plus rien. Une autre similitude avec les warrants est que la valeur des turbos est composée d’une valeur intrinsèque en plus d’une valeur temps un peu plus faible ainsi que d’une prime de volatilité peu significative.

Ce produit financier connait un franc succès d’une part parce que l’écart entre l’achat et la vente est très réduit, et d’autre part son effet de levier est des plus élevés. Ce qui crée une vraie dynamique de marché.

Au regard des risques liés à ce type d’instruments, c’est surtout réservés aux investisseurs avertis.

La fiscalité des certificats turbo

Les certificats turbo sont des produits spéculatifs, ils sont imposés au même titre que les warrants au premier euro. Les plus values générées sont frappées d’impôt et de prélèvements sociaux à hauteur de 30,10%. Les moins values sont reportables pour une durée de 10 ans. En plus d’être imputables sur les plus values de produits de même nature. Pour les dividendes des sous-jacents elles sont incluses dans la valeur du turbo. Une fois encore, et tout comme les warrants, les certificats turbo ne sont pas éligibles au PEA.

Les turbos sont des instruments financiers redoutables qui peuvent rapporter gros mais ils sont très risqués aussi. C’est pourquoi il serait judicieux, qu’ils ne composent qu’une partie minime d’un portefeuille titres, par souci de prudence.